Soyons honnêtes deux minutes. Sur LinkedIn, on nous vend souvent le rêve de l’entrepreneur “Hustler”, celui qui se lève à 4h du matin pour méditer avant d’enchaîner 15 heures de travail.
Ce n’est pas ma vie.
J’ai trois enfants en bas âge (7 ans, 3 ans et 3 ans). Mon “premier job”, c’est eux. Ma journée type ne commence pas par un CODIR, mais par la gestion des biberons et de l’école. Ensuite, je file au parc pour une heure de sport, histoire de prendre la lumière du jour.
Généralement, j’ouvre mon ordinateur vers 10h30.
Pourtant, cette année, ma société de consulting (L23) est sur un rythme pour générer entre 2 et 3 millions d’euros de chiffre d’affaires. Nous avons dépassé le million l’an dernier, presque par surprise.
À la base, je voulais juste être un simple indépendant, un simple solopreneur, atteindre le SMIC LinkedIn de 10 000 € par mois. Et là, le truc a carrément dépassé toutes mes attentes.Benjamin Cliquenois
Voici comment je gère cette croissance “accidentelle” sans sacrifier mes matinées au parc.
1. Mon “Hack” : Je ne vends pas, je change des vies
On me demande souvent : “Benjamin, combien d’appels de prospection (Cold Calls) fais-tu par semaine ?” La réponse est : Zéro.
Je fais zéro cold call. Je laisse les gens venir. Je vois ma boîte comme une boutique avec des gens qui rentrent et qui disent : ‘Bonjour, j’ai besoin d’un développeur Java’.Benjamin Cliquenois
Pourquoi ça marche ? Parce que je me suis positionné sur une niche où l’offre est irrésistible : le Luxembourg.
Mon métier, ce n’est pas de placer des CV. C’est de prendre un consultant talentueux qui gagne 3 000€ à 3 500€ bruts en France ou en Europe de l’Est, et de lui proposer le même job à 12 000€ ou 14 000€ bruts au Luxembourg.
Trop long, pas lu ?
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2. Comment je traite 1 000 candidats par mois (sans devenir fou)
C’est là que ça se corse. Ma stratégie attire du monde. Beaucoup de monde. Je reçois environ 1 000 candidatures par mois.
Il y a encore peu de temps, c’était le chaos. J’avais WhatsApp qui sonnait, LinkedIn qui clignotait, des emails de partout… Je frôlais la saturation mentale. Pour un gars qui veut finir sa journée à 17h, c’était intenable.
J’ai dû mettre en place une “Stack Technique” radicale pour survivre.
Ma règle d’or : La centralisation
J’ai arrêté de jongler. J’utilise Jarvi pour tout centraliser. Que le candidat m’écrive sur LinkedIn ou par mail, tout arrive au même endroit.
Au moins une fois par semaine, je ‘vide’ ma messagerie Jarvi. Il y a même un petit message qui me dit ‘Vous êtes un fou’ quand j’ai passé les 200 messages traités !Benjamin Cliquenois
Jouer à “World of Warcraft” au boulot
Je suis un ancien gamer. Dans les jeux vidéo, pour être performant, on utilise des raccourcis clavier. J’ai appliqué ça au recrutement.
J’utilise l’outil Magical. J’ai pré-enregistré des dizaines de réponses types pour les objections récurrentes :
- Pas de visa ? ➝ Je tape
/visa, et le message part. - Pas mobile ? ➝ Je tape
/mobilité.
Je ne tape plus les mêmes phrases à longueur de journée. Je “batch” mes réponses grâce aux séquences automatisées. Je bloque 2 heures, je mets ma musique, et j’abats 300 messages d’affilée. C’est presque ludique.
Trop long, pas lu ?
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3. De “Box to Box” à Chef d’Orchestre
Au début, j’étais ce qu’on appelle au foot un joueur “Box to Box”. Je faisais tout : l’attaque (la vente), la défense (l’admin), et le milieu de terrain (le sourcing).
Mais pour dépasser le million, j’ai dû accepter de lâcher le ballon. C’est douloureux pour l’ego, mais vital pour la croissance.
Je suis content parce que je commence à avoir des affaires qui se font toutes seules. Je deviens un milieu de terrain qui fait les passes, je ne suis plus uniquement le gars qui prend la balle du goal pour la mettre au but.Benjamin Cliquenois
Aujourd’hui, avec 13 consultants en mission, je ne peux plus tout faire. J’ai construit une équipe hybride : mon épouse gère l’administratif (nous sortons tout de même 200 000€ de factures mensuelles !), et des freelances m’aident sur le sourcing.
4. L’équilibre avant le Cash
Je suis fier des chiffres de ma boîte, c’est sûr. Passer de 0 à 1M€+ si vite, c’est grisant. Mais ma plus grande fierté, ce n’est pas l’EBITDA.
C’est d’avoir réussi à le faire en conservant mes “Slow Mornings”. C’est de pouvoir fermer mon ordinateur pour aller chercher mes enfants à l’école. C’est d’avoir prouvé qu’on n’a pas besoin de souffrir ou de sacrifier sa santé pour réussir dans ce business.
Mon premier job, c’est les gamins. Ma boîte est au service de ma vie, et pas du tout l’inverse.Benjamin Cliquenois
Vous voulez aussi 'gamifier' votre recrutement ?
J'utilise Jarvi pour centraliser mes messages et gagner ces précieuses heures de liberté. Testez-le, c'est un game changer.